Sur la période 2001-2014,
globalement la productivité a augmenté au Maroc mais reste en deçà des niveaux
enregistrés dans de nombreux pays. La croissance du PIB au Maroc est
principalement due à l’amélioration de la productivité (73,5%). Le taux
d’emploi avait un effet réduit sur la croissance du PIB (16,2%) à cause de son
impact négatif sur la croissance durant la période après-crise économique,
entre 2007 et 2014. En outre, le Maroc n’a pas bénéficié de sa transition
démographique ; malgré l’importance de l’accroissement de la part des
jeunes dans la population en âge de travailler, son impact sur la croissance du
PIB par habitant était faible durant la période 2001-2014 (10,2%).
La transformation structurelle
qu’a connue le Maroc via principalement la tertiarisation de son économie, a
engendré une réallocation de la main d’œuvre de l’agriculture vers d’autres
secteurs. L’impact de cette réallocation de l’emploi sur la croissance de la
productivité n’était pas aussi important (21,4% durant la période
2001-2014) en comparaison avec les progrès réalisés au sein des secteurs
(en partie grâce à la réduction de l’emploi dans certains secteurs comme
l’agriculture).
La décomposition de la croissance
de la productivité, entre 2001 et 2007, révèle que l’amélioration de la
productivité a été réalisée grâce aux progrès du secteur des services et le
changement intersectoriel au profit de secteurs à plus forte productivité. Par
contre, entre 2007 et 2014, l’amélioration de la productivité aux niveaux des
deux secteurs de l’agriculture et de l’industrie était, principalement, une
conséquence de la réduction de l’emploi dans ces secteurs.